Changer les relations Chine-Europe

21/1/2021

Dans une déclaration publiée le dernier jour à son poste, le secrétaire d'État américain sortant, Mike Pompeo, a officiellement accusé Pékin de « génocide » contre la population musulmane dans la province du Xinjiang, alors que l’administration Biden s’apprête à prendre ses fonctions.

Le nominé du président Joe Biden au poste de secrétaire d'Etat, Antony Blinken, a déclaré mardi qu'il estimait que le président Donald Trump avait raison d'adopter une approche plus dure à l'égard de la Chine et a approuvé l'évaluation selon laquelle elle commettait un génocide au Xinjiang.

Alors que la pression monte au Royaume-Uni pour la reconnaissance d’un génocide, la position de l’Union reste ambivalente : o D’une part, les institutions européennes font pression sur la Chine pour qu'elle respecte les droits de l'Homme, tandis que d'autre part, certains États-membres restent déterminés à ouvrir leurs portes aux investissements chinois.

Janka Oertel, directeur du programme Asie au Conseil européen des relations extérieures, explique pourquoi l'UE n'a pas de position commune vis-à-vis de la Chine pour le moment : "Les États membres ne veulent absolument pas renoncer au potentiel du marché chinois [...] Ce que l'on peut qualifier de schizophrénique".

Dans ce contexte, André Gattolin, sénateur des Hauts-de-Seine depuis 2011 a accepté de répondre à nos questions.