Universités et recherche en Europe : des champions certes mais surtout de l’harmonisation !

Introduction

Il existe des fleurons cognitifs européens, reconnus dans les controversés classements mondiaux des Universités, mais dont tout le monde s’arrache les places des Top 10, 50 et 100. Nous en comptons dans l’Union européenne (UE) une dizaine se situant dans les Top 50, (ou très proche) des trois grands classements mondiaux des universités (Shangai, QS, THE). C’est le cas de l’Université de Copenhague, l’Université technique de Munich, l’Université d’Utrecht, l’Institut de Karolinska. Ces établissements sont considérés comme les fleurons qui font rayonner et rendent l’Europe cognitive attractive, de par le monde.

En France, le système des regroupements, dont la dernière matérialisation sont les Communautés d’universités et d’établissements (comUEs), semble commencer à produire les résultats escomptés.

La comUE Paris-Sciences-et-Lettres, créée en 2015 et qui regroupe 25 établissements d’enseignement supérieur, a fait son entrée dans le Top 50 du classement « Times Higher Education World University Rankings »[1] en 2018. De beaux résultats remarqués également pour Sorbonne Université, créée en 2018 (regroupement de Paris-Sorbonne et Pierre-et- Marie-Curie), avec une 44ème place dans le « classement de Shanghai » et une 35ème position mondiale pour le Classement QS World University en 2019.

Les grands regroupements parisiens deviennent les nouvelles références européennes incontestées. On relèvera cependant, et de manière similaire aux autres Etats-membres de l’UE, quelques grands champions en devenir, quelques établissements qui suivent difficilement dans les tops 100 mais aussi, beaucoup de retardataires.

Ces nouvelles tendances semblent résolument s’appuyer sur un nouveau paradigme d’organisation spatiale de l’enseignement supérieur et de la recherche en Europe qui s’appuie sur la concentration géographique des activités de production et de diffusion des connaissances. Cela risque d’engendrer de nouvelles formes de déséquilibres, d’inégalités spatiales et de relégations territoriales, notamment en ce qui concerne les universités de petites et moyennes métropoles, insuffisamment intégrées aux nouvelles stratégies de pôles et hubs cognitifs mondialisés. Pour parer à cela, s’il nous faut certes des champions c’est surtout l’harmonisation qui s’avère nécessaire !

Depuis les années 2000, on assiste en France à un phénomène de regroupements d’établissements d’enseignements supérieurs. Ces grands ensembles universitaires prennent des formes variées mais semblent ré- pondre aux mêmes prescriptions normatives institutionnelles françaises et européennes : il s’agit de se regrouper entre universités et/ou avec de multiples organisations (entreprises, universités, organismes de recherche, etc.) plus ou moins proches géographiquement et dans le but de s’inscrire parmi l’élite de l’enseignement supérieur et de la recherche au niveau mondial. Face à l’hégémonie des universités américaines, britanniques ou encore chinoises dans les classements mondiaux des universités et dans la production scientifique mondiale, il s’agissait pour l’Union européenne de redonner leurs lettres de noblesses à leurs vieilles dames : les universités.

Concomitamment au phénomène d’apparition de conglomérats cognitifs, c’est la fonction de l’institution universitaire qui semble évoluer. D’institution humaniste, sociale, elle devient le lieu de fabrique de l’employabilité, de la croissance et de l’innovation – une place stratégique pour formater les avantages comparatifs des économies mondialisées et concurrentielles. En réaction à ce phénomène de « grande course des universités »[3], quel type d’université compétitive la France essaye-t-elle de modéliser ?

Des processus d’autonomisation des universités

Si l’enseignement supérieur français s’est articulé par un système disciplinaire de facultés, ce que Christine Musselin appelle la « République des Facultés[4] », la loi Faure qui donne suite aux mouvements de mai 1968 a recréé, réorganisé les universités pour qu’elles s’adaptent aux réalités socio-économiques.

Elles deviennent pluridisciplinaires et déployées dans la capitale ainsi que dans des métropoles régionales. Les années 1990 constituent cependant un tournant : le paysage universitaire devient plus cohérent, organisé, se pense plus collectivement et développe des stratégies[5]. Les facultés doivent davantage s’inscrire dans les politiques des universités auxquelles elles appartiennent.

Une fois la fin de « l’Université forteresse » consacrée en l’inscrivant dans une logique davantage collaborative avec les acteurs publics nationaux et territoriaux, on peut observer un phénomène de responsabilisation progressive de l’université qui commence en 2007 avec la loi « libertés et responsabilités des universités » (LRU). Puis, on décentralise des compétences élargies, responsabilise (RCE) en confiant aux universités la gestion intégrale de leur masse salariale. Elles possèdent davantage d’autonomie de gestion.

L’État bâtisseur d’« universités championnes »

La longue marche des universités françaises[6] se poursuit donc avec d’un côté une responsabilisation croissante qui participe à consacrer la compétition à un triple niveau : entre les établissements français entre eux, entre européens et entre l’ensemble des universités à niveau mondial. [7]

Dès lors, apparaissent des universités qui s’intègrent plus ou moins bien dans ces nouvelles configurations. Les appels à projets nationaux et européens opèrent à des sélections de projets de recherche.

Depuis la naissance des classements mondiaux des universités au dé- but des années 2000[8], l’Etat français est volontariste pour modifier la morphologie des établissements d’enseignement supérieur, soit ce que l’on entend par université telle qu’issue de la loi Faure de 1968. L’Etat a donc encouragé les fusions et regroupements qui peuvent, dès lors, bénéficier de fonds d’investissements publics, grâce aux deux mécanismes que sont les Investissements d’avenir[9] et l’Opération Campus. Les pôles de compétitivité suivent et sont labellisés en 2005 par le gouvernement français pour stimuler Recherche et Développement (R&D), grâce au re- groupement et la collaboration de multiples organisations (entreprises, universités, organismes de recherche publics et privés) proches géographiquement.

La logique s’applique par la suite aux universités, avec l’apparition des pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) puis communautés d’universités et d’établissements (ComUE) créés par la loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche, pour succéder aux pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES).

Il s’agit in fine d’opérer à des fusions ou regroupements sur une ville ou un territoire donné d’établissements universitaires, des écoles et des organismes de recherches en un « tout » institutionnalisé.

Ces regroupements sont censés stimuler l’innovation et bénéficier d’un effet de taille bénéfique pour grimper dans les classements mondiaux des universités. Puis, ces superstructures deviennent (et développent des stratégies de Relations Internationales) afin d’être attractive pour des étudiants et chercheurs européens, internationaux. Les ratios d’internationalisation des organismes fusionnés ou regroupés s’en retrouvent renforcés, la recherche (en anglais) stimulée et le positionnement dans les classements mondiaux des universités amélioré. La boucle est bouclée, et a priori dans un cercle vertueux. Les universités françaises semblent avoir réussi le pari que de challenger les mastodontes américains, britanniques, chinois... mais il convient de ne pas oublier que les prochains seront indiens et coréens. La grande course continue.

En définitive, on observe des fusions au sein d’une même ville (Sorbonne Université, Université de Strasbourg)[10] ou un espace géographique restreint (Aix-Marseille, Paris Saclay), qui compte plus de 50 000 étudiants, dont la gouvernance interne (facultés / université / laboratoire) est correctement articulée, et qui mènent des travaux interdisciplinaires de recherche calqués sur des thématiques d’importance pour les sociétés contemporaines. Les thématiques à fort potentiel de rayonnement pour les sciences humaines et sociales seront : vieillissement, réchauffement climatique, migration, crise économique ou la domotique, le big-data et la sécurité des informations, les solutions de gestion et management innovantes à destination de l’entreprise, le packaging écologique pour les sciences technologiques.

En 2014, moins d’un an après la promulgation loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche qui introduisait les comUE, 25 re- groupements se sont constitués, 19 ayant opté pour ce statut de communauté d’universités et d’établissements, 7 établissements, à titre d’exemple l’université Paris II Panthéon-Assas optaient pour l’association d’établissements, moins intégrée[11].

Quid des petits ? Des forces locales orientées Europe et global

Les regroupements et fusions des universités françaises ont été réalisés selon une logique territoriale plus que disciplinaire. Elles poursuivent l’objectif de conclure des partenariats étroits avec leurs environnements économiques locaux, leurs écosystèmes d’innovations. On trouvera un clair écho à la stratégie de Lisbonne[12] dans la mesure où les regroupements deviennent les structures qui peuvent prétendre aux financements sur projet et d’excellence (IDEX, H2020 ...) qu’ils doivent « assurer le rayonnement scientifique de la France à l’étranger, attirer les meilleurs enseignants, les meilleurs chercheurs et les meilleurs étudiants afin de contribuer à élever significativement le potentiel de croissance français, en accélérant l’innovation et le transfert technologique vers les entreprises »[13].

Malheureusement, à y regarder de plus près, la devise semble être : à ambitions globales, actions locales. Les orientations normatives, depuis les années 2000 en France, et le Plan Campus de 2008 pour la France, semblent s’engager dans la logique apparue au milieu des années 1990 avec l’invention du mot «glocal» et qui a semblé ouvrir une brèche dans la conception dichotomique séparant les plus avancés et les retardataires, en réhabilitant une certaine autonomie de décision et d’action au niveau local.

Deux remarques ressortent de ces logiques de pôles : la France n’a pas su mener de front la compétition à l’échelle internationale et l’harmonisation des transferts et productions de connaissances sur le territoire national. Les universités de la capitale, de grandes ou moyennes métropoles, voire de territoires plus ruraux, ne jouent pas à armes égales dans la dynamique de regroupement et de fusion et nous glissons vers un accroissement des inégalités territoriales avec la polarisation, la concentration géographique des moyens de production, d’innovation, de transfert des connaissances.

La logique est la même avec l’intégration de notre Marché unique dans une économie ouverte mondialisée : des champions industriels et commerciaux ont émergé et les retardataires se sont multipliés. En revanche, il semble exister une volonté politique pour procéder à un rééquilibrage des choses par le biais des Fonds européens structurels et d’investissements.

Envisager une régulation du « marché des connaissances »

La gouvernance multiniveau de l’enseignement supérieur et de la recherche en Europe offre des perspectives de systèmes de production et de diffusion de la connaissance plus éparses et affranchis des logiques territoriales, avec des spécialisations différentes. Des programmes cadres, tel « L’Initiative des Universités européennes » ou les masters « Erasmus Mundus » offrent des opportunités de coopération renforcée sinon de structures intégrées dont la logique est moins la proximité territoriale que la spécialisation. Cela permet d’imaginer une carte universitaire européenne avec des universités de capitales, de grandes métropoles et de territoires qui joueraient davantage sur un pied d’égalité.

Pour les établissements d’enseignement supérieur de métropoles moyennes et de territoires plus ruraux, il est probablement temps de s’inscrire dans des stratégies régionales d’établissement, d’associations des forces en présence dont les activités d’enseignement et recherche doivent se (re)spécialiser et capitaliser sur leurs idiosyncrasies. C’est ce repositionnement - cette re-spécialisation - qui aspirera à une visibilité européenne et mondiale.

Un parti-pris doit ici être clairement exprimé : la configuration actuelle de l’université de petite ou moyenne taille (en infrastructure, en étudiants et personnels d’enseignement et de recherche), généraliste est vouée à végéter, voire péricliter.

Conclusion

Il faut donc pour ces établissements prendre conscience qu’ils sont pour l’ins- tant seuls et qu’ils doivent rapidement évoluer vers de nouvelles configurations qui leurs permettront de chercher des financements français et européens pour leurs activités d’enseignement et de recherche. Enfin, c’est l’échelon européen qui est pertinent pour implémenter une Politique régionale de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Il ne faut certainement pas pour autant renoncer à l’excellence scientifique et à l’attribution de moyens à ceux qui réussissent le mieux. Cependant, il ne faut pas identifier de façon trop restrictive les types de recherches d’excellences tant en ce qui concerne la discipline que la temporalité. En d’autres termes, il s’agir de ne pas miser uniquement sur la recherche scientifique, appliquée et à court terme.

De plus, les rapports successifs des cinq dernières années de la Conférence des Présidents d’Université mettent en lumière que la participation de la France aux programmes-cadres européens de recherche et développement apparaît en-deçà du potentiel relatif du pays.

Il faudrait donc pour cette nouvelle Politique régionale pour l’enseignement supérieur et la recherche travailler à une augmentation générale du nombre de candidatures aux programmes-cadres européens de la part des Etats membres dont les candidatures semblent en deçà de leurs potentiels. Il faudrait déployer des mécanismes incitatifs forts et cohérents avec les interlocuteurs naturels des universités et entreprises et créer un site internet porté par les gouvernements des Etats membres qui recenseraient en temps réel l’ensemble des financements publics ouverts et permette aux porteurs de projets de trouver les dispositifs les mieux adaptés à leurs besoins.

Mieux valoriser la participation aux programmes européens lors du recrute- ment et de l’avancement de carrière ou encore communiquer sur les bonnes pratiques et success stories des unités de recherche lauréates de programmes sont d’autres pistes à explorer pour opérer à un rééquilibrage progressif des activités d’enseignement supérieur et de recherche en France et dans l’Union européenne.

Benjamin Dagot

RÉFÉRENCES

[1] DAUTRESME Isabelle, « Classement mondial des universités THE 2019 : l’embellie française », Le Monde, 26 septembre 2018 (URL : https://www.le- monde.fr/campus/article/2018/09/26/classement-mondial-des- universites- the-2019-embellie-pour-les-facs-francaises_5360640_4401467.html).

[2] MUSSELIN Christine, « La Grande course des universités », p.7, op. cit.

[3] J’emprunte l’expression «de grande course des universités à MUSSELIN Christine, «La grande course des universités», Paris, Presse de Sciences Po, 2017. (URL : https://journals.openedition.org/sociologie/6867).

[4] MUSSELIN Christine, La longue marche des universités françaises, Paris, PUF, 2001.

[5] MUSSELIN Christine, La Grande Course des universités, Paris, Presses de Science Po., p. 6, 2017.

[6] Pour reprendre titre de l’ouvrage de MUSSELIN Christine, La longue marche des universités françaises, op. cit.

[7] MUSSELIN Christine, La Grande Course des universités, p.7, op. cit.

[8] Le « Classement de Shangaï » apparait en 2003, suivi de peu par le Times Higher Education Supplement en 2004 (devenu en 2008 Times Higher Education) puis le « QS World University Rankings » après que sa collaboration avec le « Times » commencée en 2004 ne s’achève en 2009.

[9] Les investissements d’avenir ou « grand emprunt » est un programme d’in- vestissement de l’État français, initié en 2010 et toujours en cours. Initiés sous la Présidence de Nicolas Sarkozy et toujours poursuivis depuis, ce sont 35 milliards d’euros, dont 22 milliards d’euros destinés à l’enseignement supérieur et à la recherche. Chaque établissement, chaque laboratoire peut être candidat aux appels à projets. Pour l’enseignement supérieur et la recherche, les dotations se font via appels à projets et concernent en particulier les équipements d’ex- cellence des projets scientifiques et technologiques innovants « qui seront, à terme, source de croissance et de progrès pour l’ensemble de l’économie ». Sont majoritairement bénéficiaires les PRES, comUE, établissements expérimentaux, établissements fusionnés.

Sources :
-Jean-Michel Roddaz, « Le financement de la recherche sur projets : pourquoi et comment ? », Mélanges de la Casa de Velázquez [En ligne], 47-1 | 2017, mis en ligne le 01 janvier 2018. (URL : http://journals.openedition.org/mcv/7539). -Ministère de ‘enseignement supérieur et de la recherche. 2012. (URL :https:// www.enseignementsup- recherche.gouv.fr/cid55892/comprendre-le-pro- gramme-investissements- devenir.html#Qui%20peut%20%C3%AAtre%20 candidat%20aux%20appels%20%C3%A0%20projets%20?).

[10] Déjà en 1991, on observait la création du « Pôle universitaire européen », agencement institutionnel de coordination du développement du site univer- sitaire strasbourgeois et qui jeta les bases d’une coopération interuniversitaire de plus en plus accrue. Ainsi, fruit de ce pôle, est néée le 1er janvier 2009 l’Université de Strasbourg, fusion de Louis Pasteur (Strasbourg 1), Marc Bloch (Strasbourg 2) et Robert Schuman (Strasbourg 3). L’université de Strasbourg est le premier établissement d’enseignement supérieur à fusionner et prendre pleinement sa place au sein de l’espace européen de l’enseignement supérieur. Source : Christine Musselin, Maël Dif-Pradalier. Quand la fusion s’impose : la (re) naissance de l’université de Strasbourg. Revue française de sociologie, Presse de Sciences Po / Centre National de la RechercheScientifique, 2014, 55 (2), pp.285 - 318. (URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01524044/document). Depuis, on observe une « fusion mania » car depuis la fusion strasbourgeoise, des nombreuses autres initiatives ont vu le jour et cinq fusions se sont réalisées : l’université de Lorraine en 2012 (Metz, Nancy), Aix-Marseille en 2012, l’Université de Bordeaux en 2014, Montpellier en 2015, l’unuversité Grenoble-Alpes en 2016, Sorbonne Université en 2019 (fusion de l’université Pierre-et-Marie-Curie Paris- VI et l’université Paris-Sorbonne Paris-IV). Source excepté Sorbonne Université : MUSSELIN Christine, La

Grande Course des universités, p.226, op. cit.).

[11] BRAFMAN Nathalie, FLOC’H Benoît, « Le paysage universitaire remodelé autour de vingt-cinq grands pôles », Le Monde, 24 juillet 2014 (https://www.le- monde.fr/societe/article/2014/07/24/le- paysage-universitaire-remodele-au- tour-de-vingt-cinq-grands-poles_4462268_3224.html?xtmc=comue&xtcr=8).

[12] Également dénommée « Agenda de Lisbonne », la Stratégie de Lisbonne prévoit que l’Europe doit : « Devenir l’économie de la connaissance la plus com- pétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale dans le respect de l’environnement ». Cette déclaration d’intention est affirmée lors du Conseil européen de Lisbonne en mars 2000.

[13] Ministère Supérieur de l’enseignement supérieur et de la recherche. 2012. (URL : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid51351/initi tives-d-excellence.html)

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Résumé
Depuis les années 2000, on assiste en France à un phénomène de regroupements d’établissements d’enseignements supérieurs. Ces grands ensembles universitaires prennent des formes variées mais semblent ré- pondre aux mêmes prescriptions normatives institutionnelles françaises et européennes : il s’agit de se regrouper entre universités et/ou avec de multiples organisations (entreprises, universités, organismes de recherche, etc.) plus ou moins proches géographiquement et dans le but de s’inscrire parmi l’élite de l’enseignement supérieur et de la recherche au niveau mondial.
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